Oeuvre d’art sur les murs de l’école

Voici comment l’artiste Giorgia Volpe décrit son oeuvre Prendre son envol:

Le passage à l’école primaire est un moment important pour l’enfant et pour les parents. L’école devient alors un autre foyer qui accueille l’enfant et le prépare à l’apprentissage. C’est la transition vers un nouveau milieu, une plus grande maison où la vivacité, la diversité des couleurs, la joie de vivre, l’énergie, ainsi que l’expression de valeurs, des cultures et des identités des enfants qui fréquentent cette nouvelle maison pour lui se rassemblent.

Mon projet s’inspire du contexte géographique et social de la nouvelle école primaire de Brossard. Située dans un quartier à vocation résidentielle en pleine expansion et de population multiethnique, l’école deviendra un lieu de rencontre, de convergence, d’apprentissage, d’échange, où les jeux et tous les rêves peuvent se produire. Un lieu de sociabilité et de vie communautaire créative et stimulante qui permettront à l’enfant de grandir et de prendre son envol.

Pour construire ce projet, j’ai évoqué l’idée de la courtepointe comme opération à la fois matérielle et symbolique. Métaphore d’un tissu social et urbain, l’idée de courtepointe reflète bien le corps collectif de l’école comme une communauté dans laquelle chaque personne est connectée et dépend d’une manière plus au moins directe l’une de l’autre.

Le projet emprunte également son idée au jeu des formes pouvant se construire et grandir continuellement. Il articule des formes ouvertes qui, misent en relation, évoquent des maison, fanion, cerf-volant, vire-vent… Traitées avec des couleurs primaires, ces formes évoluent et s’animent dans l’espace vertical des deux murs.

Les signes visuels et les couleurs primaires créant ainsi sur les deux murs, deux compositions dynamiques telles deux courtepointes spatialisées. Ils soulignent les lieux de passage autant à la rentrée à l’école que dans la cour derrière et viennent visuellement rythmer la circulation des usagers. En empruntant ces passages, les personnes sont unies momentanément, devenant les acteurs d’un jeu à la fois formel et symbolique.

Dans le premier bâtiment, une forme ronde suggère un mouvement giratoire comme vire-vent ou, encore, une planète qui tourne. La symétrie radiale de cette forme est ponctuée par des éléments concentrés et dispersés qui évoluent à partir d’un centre. Dans le centre, on remarque la forme d’une maison en négatif qui laisse voir la brique de l’école et est signalée par un point . On voit presque tourner la forme globale à partir de ce point qui en est le pivot. La maison au centre peut représenter l’école et le point au centre de cette maison, c’est la famille. Les deux ensembles constituent le pivot de la construction de l’œuvre qui symboliquement permettent à l’enfant et, par extension, à la communauté de s’épanouir.

Sur le deuxième mur, adjacent au gymnase, ces mêmes formes sont rangées comme dans un fanion et prennent leur envol en évoquant un cerf-volant qui se projette dans l’espace et conduit nos regards vers l’avenir. L’œuvre établit un dialogue de complémentarité avec l’architecture lui proposant un jeu chromatique de signes graphiques à la fois ludique et dynamique, géométrique et organique.

Cette œuvre ouverte prend forme par accumulation (de connaissances académiques mais aussi de savoir-être et de savoir-faire), comme un enfant qui grandit mais, aussi, comme une communauté qui s’agrandit dans le respect des différences.

Si vous voulez en savoir davantage sur cette artiste et ses oeuvres, vous pouvez vous rendre sur son site web.

Giorgia Volpe

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